La Trilogie psychiatrique - James Osmont


Aucun d'eux ne l'a choisi. Certains l'ont subi ou provoqué, lui ont prêté allégeance, y ont finalement pris goût... Mais le Mal, solitaire et tout-puissant, trace sa route et anime ses pantins. Desseins mystérieux, atours inattendus, voies impénétrables ; il rôde et patiente dans le noir. Tant et tant, il tente et torture, sème la mort et le désarroi, se joue bruyamment de la condition des Hommes, de leurs faiblesses et de leurs bas instincts. Regis, Sandrine, Dolores, et tous les autres, se débattent, s'y noient... Ou bien s'en libéreront-ils, peut-être ? Et quel sera alors le prix à payer pour des âmes turbulentes, égarées dans ce grand bal fou ?


  • Catégorie : Littérature adulte
  • UGS : 978-2-490288-14-4

Prix :21


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Description

Les bonus de la Trilogie Psychiatrique

  • un avant-propos du peintre Laurent Fièvre
  • 12 dessins inédits de Laurent Fièvre
  • 1 chapitre ajouté au premier tome (Régis)
  • des passages revus/corrigés
  • QR codes pour accéder aux bandes-son 
  • 70 pages de nouvelles en forme de "spin off" en annexe


Extrait

Pour les jours à venir, on achèterait donc la paix et un relatif apaisement des tensions à coup de repas « améliorés ». La bonne blague ! Prédateur ne participerait pas à la mascarade. « Fêter » Noël en prison était un spectacle pathétique de régression collective. Tous ces sociopathes professionnels pleurnichaient alors pour leur colis annuel : cinq kilos réglementaires, un concentré de réconfort factice, de bons sentiments familiaux livrés en carton, sans papier cadeau.

Lui n’avait aucune attache.

Prédateur était exonéré du sempiternel besoin de vérifier, valider ou tester la solidité des liens aux autres. Il n’avait rien à perdre. Élevé par les services de la protection de l’enfance, fugueur à douze ans, autonome à quinze, toxicomane à seize, et violeur avant sa vingt-cinquième bougie : il s’en était sorti seul. En s’appuyant sur l’autre, en l’amadouant, le sacrifiant ou le vendant si nécessaire. Il méprisait les sentiments. Les sentiments étaient dangereux. Mais il en avait surtout profondément peur. « L’Enfer, c’est les autres » : oui, si on en attend quelque chose, si on projette sur eux ses propres désirs, ses propres attentes, l’image qu’on se fait de soi-même, de sa prétendue valeur. Or il n’estimait pas sa vie. Prédateur savait qu’il était un laissé-pour-compte de la société, exclu et damné. Mais il n’en ressentait aucune colère ni rancune. Les organismes s’adaptent, l’évolution n’est jamais plus ingénieuse et inventive qu’en conditions extrêmes. Il n’était pas non plus un militant ou un envieux. Il tirait ainsi de sa condition sociale et de sa précarité affective un fort sentiment de liberté…

Et de toute-puissance.


Format : 152mm x 229 mm

Nombre total de pages : 725

Couverture : Souple

Reliure : Dos carré collé

Pelliculage : Mat

ISBN : 978-2-490288-14-4